Posted by on 6 juin 2017

Cette semaine, je continue ma tournée mondiale des jardins botaniques et je profite d’un court séjour à Genève pour visiter le jardin botanique de Genève, situé juste en face du lac et derrière le palais des Nations abritant l’ONU.

Au niveau architectural il est moins beau que celui de Berlin, mais il se défend remarquablement par plus d’un aspect. D’abord, son parc immense et ses serres sont gratuits, et même si vous n’êtes pas très jardin botanique, pourquoi ne pas y faire simplement une promenade ou un footing ?

Le jardin des poisons

Il possède, outre son jardin ethno-botanique, un très beau « jardin empoisonné« , où l’on retrouve une bonne vingtaine de plantes toxiques pour l’homme, mais dont les propriétés étaient parfois utilisées en médecine. Comme je sors tout juste de la lecture du livre très complet de François Couplan Les plantes sauvages comestibles et toxiques, qui dédie une part importante de ses pages à ces dernières, j’étais ravie de pouvoir mettre une image concrète sur des mots parfois très impressionnants.

Voici une petite liste des plantes toxiques qui valent la peine d’être connues – la galerie photo ci-dessous vous permettra de les reconnaître la prochaine fois que vous vous promenez dans la nature.

Et voici leurs noms, en ordre d’apparition des photos : petite cigüe, aconit, datura, vératre blanc, nielle des champs, belladone, euphorbe, jusquiame, pavot somnifère et digitale.

Le jardin des potions

Plutôt que de vous inonder de photos de lavande et de romarin, je préfère partager avec vous quelques photos de plantes aromatiques que l’on voit plus rarement dans les jardins botaniques : saurez-vous trouver l’intrus ? Toutes les autres sont utilisées en aromathérapie.

Allez, un petit indice : il pique et pousse dans les Alpes… Les autres sont : le bleuet, la bourrache, le ciste ladanifère, la sauge sclarée et l’anis.

Les serres thématiques

Les serres ne sont peut-être pas très grandes comparées aux jardins à Londres ou Berlin, mais elles sont très bien agencées et regorgent de spécimens assez rares. Malheureusement c’était la fin de la période de floraison pour de nombreuses espèces, donc un peu moins de plaisir des yeux.

Le jardin de rocailles, des Alpes suisse à la Nouvelle-Zélande

Comme à Berlin, le jardin de rocailles invite à la flânerie et vous emmène à travers les Alpes et les Carpates jusqu’en Chine et en Nouvelle-Zélande. J’étais très heureuse d’y voir plusieurs fleurs rares de l’Himalaya et de Syrie, mais pas de trace de l’edelweiss emblématique. Il est sans doute trop tôt pour qu’il fleurisse !

Bref, vous l’aurez compris, un jardin botanique assez incontournable, dont vous pourrez compléter la visite soit par les archives très bien achalandées, soit par le musée qui en ce moment, présente une exposition sur les herbiers. Il y a aussi un jardin à toucher et sentir, pour les personnes aveugles notamment, mais je n’ai pas visité cette partie-là.

Si vous connaissez ce jardin, quelle est votre partie préférée ? 

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