Après mes découvertes de plantes comestibles délicieuses pendant mon été en montagne, j’ai décidé de vous faire partager quelques recettes de grand-mère pour se soigner à partir des plantes que l’on trouve en montagne, notamment dans les Alpes et en Auvergne.

Je n’ai pas testé toutes les recettes, mais elles m’ont été recommandées par des locaux qui connaissent bien les plantes, et on peut également se référer à quelques ouvrages, notamment l’excellent livre de l’autrichienne Maria Trében La Santé à la pharmacie du bon Dieu, accessible gratuitement en ligne.

Molène (Verbascum nigrum)

Les grandes feuilles duveteuses de la molène, appelée « bouillon blanc » par les paysans, sont idéales pour soigner la toux sèche, la bronchite, les maux de gorge et les hémorroïdes. La molène est connue depuis l’antiquité et c’est l’une des plus anciennes plantes médicinales.

Ses fleurs sont également bonnes en tisane contre les affections pulmonaires, et entrent dans la composition de la fameuse tisane aux 4 fleurs. Et comme le disait mon guide, ses grandes feuilles sont également parfaites en papier toilette naturel !

Arnica (Arnica montana)

On ne présente plus l’arnica, cette grande fleur jaune qui posse en altitude et qui soulage les hématomes, les douleurs musculaires et les piqûres d’insectes. L’arnica est en genre de fleurs qui poussent surtout en Amérique, seuls deux versions poussent en Europe, dont l’arnica montana.

Saviez-vous qu’il faut 50 tonnes d’arnica  chaque année pour fournir l’industrie pharmaceutique et que la culture d’arnica est encore très aléatoire ? La plupart des fleurs sont donc encore cueillies sauvagement.

Millepertuis (hypericum perforatum)

Comme le bouillon blanc, le millepertuis est un remède pluri-millénaire bien connu des Anciens. Sous forme de macérat huileux qui se teinte en rouge, il est utilisé pour ses propriétés anti-inflammatoires, cicatrisantes et antalgiques. En poudre, il est conseillé contre les dérèglements de l’humeur, en particulier le stress et la dépression.

Achillée millefeuille (achillea millefollium)

L’achillée est une de ces mauvaises herbes aux vertus méconnues ou oubliées. Ses vertus toniques étaient bien connues des éleveurs jadis et une tisane de feuilles et de fleurs d’achillée vous donnera un bon coup de fouet. Ses feuilles basales, frottées entre elles et appliquées à une plaie en limiteront le saignement  (c’est notamment pratique si vous saignez du nez).

Elle est antispasmodique, hémostatique et, en usage externe, cicatrisante, et comme elle pousse abondamment dans les prés, vous devriez la trouver facilement !

Reine des prés (filipendula ulmaria)

Aspirine naturelle grâce à ses dérivés salycilés, ses fleurs séchées sont utilisées pour faire baisser la fièvre et réduire les douleurs, tout comme l’écorce de saule. C’est son autre nom, la spirée, qui a donné son nom à l’aspirine. Elle est également diurétique et soulage les problèmes articulaires. Elle pousse près de l’eau, au bord des ruisseaux ou dans des marais, au soleil.

Consoude officinale (symphytum officinale)

Comme la reine des prés, la consoude aime les sols humides et ensoleillées. Ses grandes feuilles sont parfaites en cataplasme contre les brûlures de 1er degré et les coupures, grâce à ses propriétés hémostatiques, anti-inflammatoires, astringentes, cicatrisantes et émollientes.

En usage interne, elle est déconseillée en France et en Allemagne, car à haute dose, elle peut provoquer des problèmes de foie. Mieux vaut donc en consommer accompagné de quelqu’un qui connaît bien ses usages thérapeutiques.

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