Dimanche dernier j’ai eu la chance énorme de suivre Rémi Vandersmissen, un cueilleur de vie comme il s’appelle, en balade toute la journée dans le Condroz ardennais en Belgique. C’était l’une de ces dernières balades en Belgique avant son départ pour l’Espagne, donc je suis doublement chanceuse ?

Rémi est jardinier-horticulteur de formation et a passé 5 mois à vivre en forêt en autarcie, j’ai donc beaucoup à apprendre de lui. Au niveau des propriétés médicinales l’information pêchait parfois, mais c’est tellement compliqué et vaste ce domaine que la connaissance approfondie de toutes ces plantes relève du défi.

J’ai découvert et goûté de nombreuses plantes comestibles, certaines que je connaissais déjà, d’autres dont j’avais seulement entendu parler, d’autres, enfin, qui m’étaient complètement inconnues ! Ce qui était très utile c’était de voir les jeunes pousses de toutes ces plantes, certaines difficiles à différencier, pour pouvoir les reconnaître soi-même sans avoir besoin que la fleur soit sortie par exemple. Pas facile-facile…

J’ai pu compléter mon herbier photographique également de plantes non comestibles. Rémi ose tout goûter, il est incroyable, selon le principe que notre corps sait quand c’est un poison et nous le fait tout de suite savoir. Ayant goûté 2 ou 3 petits bouts de plantes toxiques, dont de la digitale pourpre, je peux confirmer que la langue déjà t’informe que ce n’est pas du tout à son goût ?.

Quelques recommendations :

  • Tous les arbres en Belgique, à l’exception du vinaigrier-sumac, sont comestibles. On peut manger les bourgeons ou châtons, les jeunes pousses, on peut utiliser l’écorce pour faire des infusions (le frêne contre la fièvre par exemple), et on peut consommer la sève (du bouleau par exemple). Bonne nouvelle !
  • Les bourgeons et châtons ne sont pas tous bons au goût même s’ils sont comestibles, mais certains sont exquis, comme les châtons de sapin ou de saule. De vrais bonbons bourrés d’oligo-éléments et de vitalité à l’état pur.
  • Les jeunes pousses de plantes sont parfois difficiles à distinguer les unes des autres. En cas de doute, abstenez-vous, surtout pour les apiacées (carotte sauvage à confondre avec la cigüe par exemple !)
  • Si vous vous lancez dans la cueillette-dégustation de plantes sauvages, lisez les recommandations que j’ai compilées pour vous sur le matériel, le stockage et la préparation des plantes sauvages comestibles.

Voilà, vous êtes prêts, bonne découverte-dégustation !

Plantes comestibles des Ardennes identifiées

Il manque à ces photos de grands classiques, que je n’ai pas photographiés car je les connais tellement bien : ortie, gaillet gratteron, alliaire officinale. Vous les trouverez dans mon article sur la flore comestible de printemps de Bruxelles.

Passez le curseur sur la photo pour découvrir le nom de la plante. Utilisez la catégorie « Plantes sauvages » du blog pour découvrir les propriétés de nombreuses plantes comestibles.

Plantes comestibles des Ardennes non-identifiées

Ces plantes ont été trouvées et goûtées pendant la balade, mais soit je ne me souviens plus du nom, soit nous avions un doute entre deux plantes comestibles.

A votre tour de jouer au détective, si vous les connaissez, partagez dans les commentaires. Merci d’avance !

Plantes toxiques des Ardennes

Ces plantes ne sont pas comestibles, même si notre guide un peu fou, goûte de tout un tout petit peu. Vous en connaissez sûrement quelques-unes de nom 🙂

 

 

 

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