Les baumes et onguents sont des remèdes naturels connus depuis l’Antiquité. Ils ne servaient pas qu’aux vivants, puisqu’on embaumait aussi les morts à l’époque pharaonique !

Alors quel est l’intérêt des baumes et comment vous assurez de créer un baume réellement utile avec seulement quelques ingrédients ? Dans cet article je vous explique tout sur la fabrication de baume maison avec en prime, deux recettes de baumes faciles à faire chez soi :

Vous pouvez aussi retrouver sur le site ma recette du baume maison pour les lèvres ou du baume réparateur à la consoude (idéal en cas de fracture ou de lésions internes).

Baume, onguent, crème, comment choisir ?

La différence entre ces trois formes de soins tient à leurs composants :

  • l’onguent est une préparation grasse qui contient en général trois ingrédients et pas un de plus, une matière grasse (de l’huile végétale), de la cire d’abeille (ou cire végétale) et une plante qui apporte ses principes actifs.
  • le baume est un onguent qui contient en plus des essences aromatiques (huile essentielle ou extrait aromatique) qui apportent également des propriétés médicinales.
  • la crème est la combinaison d’un macérât huileux (plante macérée dans une huile, puis filtrée), d’eau ou d’hydrolat et de cire d’abeille. Par la présence d’eau elle est moins stable et se conserve moins longtemps, mais elle permet de pénétrer plus en profondeur que les deux premiers.

Christophe Bernard d’Althea Provence explique bien également les différences entre ces produits et les bons gestes pour créer son premier onguent sur son site.

L’intérêt de faire un baume plutôt q’une crème, un macérât huileux ou encore une autre forme de soin est triple :

  • facile à transporter et à conserver
  • permet de stabiliser les propriétés de la plante qui se perdraient en la faisant sécher, et
  • protège la plaie à l’extérieur et la nourrit grâce au corps gras mais aussi à la cire d’abeille.

Et je ne vous parle même pas du coût qui est anecdotique par rapport à une crème du commerce !

Les astuces pour bien réussir son onguent ou son baume

La question qu’on me pose toujours quand on ne suit pas une recette précise c’est comment doser la cire d’abeille pour que l’onguent ou baume ait la texture parfaite et aussi comment éviter que le baume n’ait des grumeaux ou ne se creuse au centre comme cela arrive quand on fabrique ses propres bougies.

Faites chauffer légèrement le pot pour éviter les grumeaux et morceaux dans votre baume

Voici mes astuces pour vous aider à créer vos propres onguents et baumes sans même suivre de recette toute prête.

  • Mettez entre 10 et 20g de cire d’abeille (si possible récupérée chez un apiculteur) pour 100ml de macérât huileux. Avec 10g vous aurez un onguent qui s’étale très vite, bon pour de grandes zones, avec 20g vous aurez un onguent plus ferme qui conviendra parfaitement à de petites zones très âbimées par exemple et qui ont besoin de plus de gras.
  • Dans l’idéal faites votre onguent au bain-marie, mais dans la pratique, vous pouvez faire fondre votre cire à feu très doux et ajouter le reste des ingrédients hors du feu. A l’expérience je vois que cela ne dénature pas l’onguent qui reste tout aussi efficace.
  • Ajoutez les huiles essentielles et le conservateur (si vous en mettez, ce n’est pas obligatoire) juste avant de verser dans vos pots, et toujours en-dessous de 40° C sinon les huiles essentielles perdent leurs propriétés.
  • Chauffez quelques secondes votre pot sur une plaque : vous éviterez l’affaissement de l’onguent ou du baume au centre, mais également les grumeaux et les bords qui se détachent quand on utilise le remède naturel fait maison.

Voilà, avec ces astuces et infos vous êtes prêts pour créer votre premier baume. C’est parti !

Recette du baume apaisant au plantain contre les piqûres d’insecte

En fonction de la contenance de votre pot, multipliez les dosages suivants :

  • 4 à 5 doses de macérât huileux de plantain majeur ou lancéolé. Je vous explique sur Instagram en story permanente comment créer un macérât en 24h pour les plus pressés ! ). Le plantain est une grande plante médicinale qui ici sert de vulnéraire (contre les plaies) et qui soulage des piqûres d’insecte et d’ortie, et des morsures de vipère.
  • 1 dose d’argile verte, qui a le pouvoir d’absorber le venin.
  • 1 dose de cire d’abeille
  • optionnel (pour 100ml de macérât) : 20 gouttes d’huile essentielle de lavande aspic, souveraine contre les piqûres d’insecte, ou un mélange de lavande aspic et d’eucalyptus citronné (très anti-inflammatoire) pour les adultes, cette dernière version étant plus efficace sur la douleur.

Faites fondre la cire d’abeille dans une casserole à feu très doux, puis hors du feu ajoutez l’argile et le macérât que vous aurez au préalable mélangés en utilisant une cuillère en bois ou en inox (pas de fer pour l’argile).

Quand la préparation est à même température que le corps humain plus ou moins, ajoutez éventuellement les huiles essentielles et transvasez dans un pot que vous aurez chauffé quelques secondes sur votre plaque pour qu’il ne soit pas froid.

Remplissez presqu’à ras-bord, laissez refroidir et ne refermez le couvercle que quand c’est froid. Vous pouvez conserver ce baume plusieurs années jusqu’à 2 sans soucis en tous cas s’il n’est pas exposé en plein soleil.

A noter qu’à l’application sur le corps humain fait toujours fondre un peu le baume.

Recette du baume réparateur à l’achillée millefeuille et au géranium rosat

Voici un mélange de plantes qui va vous permettre d’accélérer la guérison d’une plaie ou d’une écorchure sans gravité en limitant les cicatrices. Ca marche aussi sur des coupures et ça permet d’arrêter le saignement au bout de quelques minutes. Bon pas si vous vous êtes coupé un bout de doigt, on s’entend !

A partir de 6 ans (pour un enfant de 3-6 ans, diminuez la dose d’huile essentielle par deux ou supprimez-la de la recette).

C’est le même procédé que pour la recette précédente sauf que les ingrédients sont les suivants :

  • 5 doses de macérât huileux d’achillée millefeuille. L’achillée est une autre grande plante médicinale connue comme la plante des femmes. Elle arrête le saignement, soigne les blessures et les inflammations de la peau.
  • 1 dose de cire d’abeille
  • optionnel (pour 100ml de macérât) : 20 gouttes d’huile essentielle de géranium rosat qui régénère la peau et resserre les pores de la peau.

Quelle est la recette que vous voulez tester en premier ? N’oubliez pas d’étiqueter votre recette avec les ingrédients principaux, la date de fabrication et le lieu.

Bonnes tambouilles les autonomes !

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