Depuis que j’utilise les argiles dans mes soins de beauté naturelle et également un peu dans mes remèdes naturels, je me suis penchée plus en avant sur leurs propriétés et ce que je découvre est assez extraordinaire !

Nous avons à portée de main un trésor qui, s’il n’est pas inépuisable en terme de ressource, reste quand même extrêmement facile à trouver, est très économique et totalement inoffensif pour l’environnement (mis à part l’extraction qui peut résulter d’un processus industriel mais pas toujours).

Je vous propose donc de faire le point sur les argiles dans cet article que j’espère le plus complet possible, en passant en revue certaines des idées reçues sur l’argile selon les derniers travaux scientifiques disponibles. Voici ce que nous allons aborder ensemble :

L’argile c’est quoi ?

L’argile est composée de substances, essentiellement de l’alumine et des silices, dérivées de roches granitiques. Le nom scientifique de l’argile est silicates d’alumine. En français, ça veut dire que des roches se sont décomposées sur des milliers d’années en donnant une poudre très fine, temps qui laisse à la poudre le temps de s’enrichir en minéraux.

C’est un matériau vivant et dont les effets dépassent les propriétés de ses composants individuels. En d’autres mots, l’argile c’est plus de la pierre que de la terre !

L’argile est utilisée depuis des millénaires par les humains mais également par les animaux. C’est très probablement, avant les plantes médicinales, notre premier médicament, et certainement celui que l’on trouve le plus facilement et de manière aussi universelle parmi les peuples de la Terre.

Car la terre comme le blé
se moissonnent et deviennent tous deux nourriture

P. Derlon, La médecine secrète des gens du voyage

L’argile, comment ça marche ?

Les argiles ont des propriétés physico-chimiques qui nous intéressent pour les soins. Elles peuvent être :

  • absorbantes : elles absorbent les liquides, les gaz, le gras et les odeurs.
  • adsorbantes : elles permettent d’attirer les toxines pour les échanger contre ses minéraux, par un procédé d’échanges d’ions.
  • à la fois absorbantes et adsorbantes : c’est le cas du ghassoul ou rhassoul par exemple.

L’argile peut être employée par voie interne (ingérée) ou par voie externe (appliquée sur la peau). L’usage par voie interne est plutôt réservée aux troubles pour lesquels l’argile se révèle efficace, alors que l’application cutanée se prêtent bien aux soins de beauté, que ce soit pour la peau ou le cuir chevelu.

Pour comprendre l’ancienneté de l’argile comme traitement naturel et son universalité, je vous partage ce petit texte qui est un extrait d’un résumé de la thèse de Jade Allègre sur les argiles proposée par le Dr Françoise-Marie Guéry :

En médecine humaine une partie historique montre que, dès que l’écriture existe, les témoignages de consommation des argiles affluent « que ce soit en Egypte, à Sumer, en Chine, ou chez les grecs et les romains .» (p54).

Galien (131-201 après J.C.) utilise de la terra sigillata ou argile de Lemnos « pour soigner les affections stomacales et intestinales, mais aussi contre les fièvres de la malaria. » (p 55) Marco Polo est « témoin
de cet usage antipaludéen chez les pèlerins musulmans de Nishapur, au Nord-Est du Khorasan, en Iran. » (p 55). Plus tard, Avicenne et Averroès recommandent l’un et l’autre l’emploi de l’argile.

En 1581, en Allemagne, un voleur condamné à la pendaison se propose pour tester les qualités antipoison de l’argile ; il est libéré en bonne santé après avoir ingéré devant huissier onze fois la dose mortelle de chlorure de mercure, cela grâce à la terra sigillata et ses qualités anti poison (p 56). (…) Il est rappelé que « A cette époque, les monarques ingéraient des argiles chaque jour, afin de se prémunir contre d’éventuelles tentatives d’empoisonnement ». (p 56)

Résumé de la thèse de Jade Allègre

Jade Allègre est naturopathe, médecin et anthropologue de la médecine. Elle travaille dans des endroits très divers de la planète au contact des populations locales et a pu observer pendant les usages coutumiers des argiles aussi bien chez les humains que chez les animaux. Sa thèse est une contribution précieuse à la compréhension des bienfaits de l’argile.

A quoi servent les argiles : propriétés et bienfaits

Comme il existe de nombreuses argiles différentes, que l’on reconnaît à leur couleur mais aussi à leur composition, il sera important de les distinguer plus loin dans l’article. Mais d’une manière générale, les argiles partagent un certain nombre de propriétés validées par la science mais aussi par des millénaires d’usage coutumier.

L’argile en usage externe

L’argile est:

  • antiseptique : elle détruit les agents pathogènes en douceur
  • intéressante pour attirer de la profondeur vers la surface (intéressant pour faire sortir du pus par exemple, des points noirs, une écharde ou encore du venin de serpent),
  • anti-inflammatoire,
  • antalgique,
  • cicatrisante (notamment en cas de brûlure),
  • hémostatique : elle accélère l’arrêt des saignements,
  • reminéralisante par simple application cutanée,
  • désodorisante (comme le talc qui est une argile), et
  • adoucissante : à nous les masques d’argile pour avoir la peau douce !

Pas mal non pour de la simple argile, non ?

L’argile en usage interne

Les propriétés de l’argile en usage interne sont plus contestées par la médecine allopathique et je vous expliquerai pourquoi en détail plus loin. Néanmoins, si je me base sur mon expérience personnelle et celle de nombreuses personnes que je connais qui se soigne ainsi et aussi certaines peuplades rencontrées pendant mes voyages en Asie et en Afrique, je peux mentionner que l’argile est généralement :

  • digestive : elle soulage les troubles de l’estomac et de l’intestin, notamment liés à un déséquilibre de la flore ou à une inflammation ; et
  • détoxiquante : utilisée avec succès dans certains cas d’empoisonnements aux métaux lourds et aux alcaloïdes notamment.

Quelles argiles choisir ?

On trouve en Europe dans le commerce au moins trois argiles facilement : la verte, la blanche et la rouge, et ce sont celles qui ont également les bienfaits thérapeutiques les plus intéressants. Mais au sein de chaque couleur il existe parfois des types d’argile différents, d’où l’importance de connaître les informations ci-dessous pour bien choisir vos argiles.

Les types d’argile

En effet la structure physique de certaines argiles diffère et cela n’a rien à voir avec la couleur. Ainsi parmi les argiles vertes il existe de l’argile illite et de la montmorillonite et elles ont chacune leurs spécificités.

Ce tableau permet de mieux comprendre la classification des argiles :

Les couleurs d’argile

Passons maintenant en revue les propriétés propres des argiles les plus communes pour un usage médicinal et cosmétique – en Europe en tous cas.

Argile blanche

L’argile blanche (kaolinite ou kaolin) est pauvre en minéraux et en oxydes de fer, d’où sa pureté et sa douceur.

Elle est parfaite pour les peaux sensibles, mais également pour les pansements gastriques du fait de son fort pouvoir adsorbant.

Argile verte

L’argile verte est riche en fer oxydé et en matière organique, c’est l’argile la plus commune et la plus employée, mais aussi la plus polyvalente.

L’argile verte montmorillonite est adsorbante et particulièrement riche en minéraux, notamment en magnésium.

L’argile verte illite est la plus absorbante des argiles et sera intéressante en cas de troubles intestinaux ou en cure de détoxication.

Argile rouge

Sa couleur est due à l’absence de matière organique et à la présence très forte de fer oxydé.

L’argile rouge illite est une argile très absorbante et adsorbante. Elle a une action circulatoire et décongestionnante. Elle est donc intéressante pour les peaux couperosées ou qui marquent et pour les cas d’hépatite ou d’anémie.

Autres argiles

Les argiles les plus communes
  • L’argile rose est un mélange d’argile rouge et blanche ; elle convient très bien aux peaux délicates et sensibles aux rougeurs.
  • L’argile noire (ou ghassoul) est utilisée pour ses propriétés lavantes, régénérantes et adoucissantes. Elle est à la fois adsorbante et absorbante.
  • L’argile jaune illite est assez proche de l’argile verte illite dans ses bienfaits et sera recommandée pour les peaux grasses et mixtes. Elle est plutôt utilisée dans les soins cosmétiques.
  • L’argile bleue est plus rare que les autres et doit sa couleur à sa grande teneur en silice.
  • L’argile violette est un mélange d’argile blanche kaolin et de pigments minéraux, elle est très riche en silice et en sels minéraux. Ces deux dernières sont réservées à des usages cosmétiques, notamment pour colorer des savons ou en masque pour le visage et les cheveux.

Comment utiliser les argiles ? Usages et précautions

A mon sens c’est le chapitre le plus intéressant de l’article, bravo d’avoir tenu jusqu’ici, vous êtes à un doigt de la mise en pratique maintenant !

Usages cosmétiques

Masque capillaire au rhassoul pour les cheveux gras

L’usage cosmétique par voie externe est maintenant scientifiquement validé, je ne m’appesantirai donc pas dessus. Que ce soit pour un masque du visage pour redonner bonne mine (avec l’argile rouge par exemple) ou un soin des cheveux au rhassoul pour réguler l’excès de production de sébum, les argiles ont fait leurs preuves.

Voici la liste des argiles et le type de peau et de cheveu auquel elles se prêtent le mieux :

  • argile blanche : peaux sèches, fragiles, sensibles, et cheveux secs et dévitalisés
  • argile verte montmorillonite : peaux normales ou grasses, et cheveux gras
  • argile rouge illite : peaux fatiguées, sèches, couperosées, et cheveux qui deviennent gras rapidement ou qui manquent de brillance et de souplesse
  • argile rose : peaux délicates, sensibles, et cheveux fins, secs et ternes.
  • argile jaune : peaux normales, grasses sensibles, et cheveux dévitalisés
  • rhassoul : peaux grasses et cheveux gras

On emploie en général 1-2 cuillères à soupe d’argile pour le soin du visage et 1-3 pour les soins du cheveu en fonction de la longueur de ceux-ci.

Il ne faut jamais laisser complètement sécher l’argile sur votre corps, ajoutez-y toujours, en plus de l’eau ou de l’hydrolat pour diluer, du miel ou une huile végétale. Ceux-ci apporteront des propriétés adoucissantes ou cicatrisantes à votre soin.

Usages thérapeutiques

L’argile est utilisée aussi bien en usage externe qu’interne pour soigner. Les usages les plus courants sont les problèmes digestifs, les douleurs articulaires et les rhumatismes, les cystites, les désagréments liées à la grossesse, les préventions d’empoisonnements ou de maladies bactériennes transmissibles (comme le choléra par exemple) ou encore les pénuries alimentaires (du fait de leurs richesses en minéraux).

Voici un exemple de soin facile en cas de douleurs intestinales non-identifiées mais d’apparence bénigne (pas de sang dans les selles, pas de fièvre ni de maux de tête) : ingérez à jeun tous les matins jusqu’à disparition complète des symptômes un verre d’eau dans lequel vous aurez mélangé une cuillère à soupe d’argile verte illite ou de kaolin pour les enfants (laissez-la reposer plusieurs minutes avant de la boire). C’est tout ! Et vous serez étonné de l’efficacité de ce soin tout simple pour des troubles digestifs sans gravité.

Alors, est-ce que les argiles soignent vraiment ? C’est la question sur laquelle se déchirent les experts. Certains disent que oui, d’autres non, à coups d’études. Pourtant, sur les 5 continents, les peuples traditionnels continuent à l’employer avec des résultats probants. Il semble que l’idée que de la simple « terre » puisse être aussi efficace choque nos grands esprits savants !

Dans sa thèse Jade Allègre donne l’exemple du Smecta, un médicament à base de kaolinite qui sert depuis longtemps de pansement gastrique. Son efficacité est aujourd’hui mise en doute par des études. Jade Allègre explique que c’est liée à la quantité d’argile absorbée et non aux propriétés de l’argile même, car elle a observé que lorsque des personnes ingèrent de l’argile de manière spontanée pour se soigner, ils en consomment des quantités parfois importantes (plusieurs centaines de grammes par jour des fois).

Je peux corroborer cette thèse de manière empirique : chez moi et chez les personnes qui ont pratiqué cette ingestion régulière, la consommation d’argile verte illite pour soulager des douleurs ou inflammations intestinales fonctionne vraiment si je consomme au minimum 1 cuillère à soupe par jour. En fait, selon sa thèse, il faudrait surtout écouter son corps, et consommer la quantité qui nous attire d’emblée. En plus de trouver l’argile bonne : si vous lui trouvez un bon goût, continuez, mais si le goût vous rebute, c’est que ce n’est pas cette argile là dont votre corps a besoin.

Mais n’y a-t-il pas de risques de santé alors ? C’est ce que nous allons voir ci-dessous.

Précautions d’usage

Jade Allègre, qui avec Raymond Dextreit et son ouvrage L’argile qui guérit, mémento de médecine naturelle, semblent être les experts de l’argile à usage thérapeutique du moment, nous parle des précautions d’usage et des contre-indications dans sa thèse.

Les risques potentiels de l’argile ont été testés sur des animaux divers et on n’a trouvé nulle indication de lésions du foie ou d’autres organes, et pas de changement dans le nombre ou la qualité des globules rouges ou blancs.

Les contre-indications de la voie interne sont au nombre de 3 :

  • si on souffre d’insuffisance rénale
  • si on a des antécédents d’occlusion intestinale
  • si on prendre d’autres médicaments, il faut les prendre au moins 30min avant l’argile si à jeun. Si on doit les prendre après l’argile, il faut attendre au moins 2h du fait du grand pouvoir de sorption (terme qui englobe le pouvoir absorbant et adsorbant) des argiles.

La grossesse n’est pas une contre-indication selon Jade Allègre et au contraire, la prise d’argile dans le monde semble être la plus importante parmi les femmes enceintes et allaitantes.

Idées reçues sur les argiles

Quand on commence à se documenter sur les argiles, on se rend compte qu’on lit et qu’on entend un peu tout et son contraire. C’est aussi ce qui m’a motivé à écrire cet article pour remettre au clair quelques idées reçues. Les quelques lignes qui suivent sont donc à la fois le résumé de lectures scientifiques et d’expérimentations personnelles.

Il ne faut jamais utiliser de métal pour manipuler l’argile

VRAI et FAUX. Cette affirmation était vraie dans le temps et pour les peuples qui n’ont pas accès à de l’acier inoxydable. En effet l’argile, du fait de sa charge importante en ions négatifs, peut interagir avec les ions présents dans de nombreux métaux (sauf l’aluminium). Si vous utilisez une cuillère en fer ou en argent pour mélanger votre argile, oui vous allez interférer avec les propriétés de l’argile.

Mais si vous utilisez une cuillère en acier inoxydable, il y a zéro risque puisque l’acier inoxydable est une matière inerte. Par précaution de nombreuses personnes, y compris des naturopathes, continuent donc à parler de cette précaution d’usage et à l’appliquer. Dans le doute sur la nature de vos couverts, il vaut donc mieux éviter le métal et utiliser une cuillère en bois.

Il ne faut jamais utiliser d’argile enceinte

FAUX. J’en ai parlé au-dessus, c’est absurde au vu de l’usage millénaire qu’en ont fait les femmes sur tous les continents et encore une fois part d’une principe de précaution qui n’a pas de base scientifique. L’absorption d’argile pendant l’allaitement par exemple permet de s’assurer qu’aucune substance toxique ne traverse la barrière du lait.

Il ne faut pas boire l’argile qu’on a mélangé à l’eau, juste l’eau pour soigner des troubles intestinaux

FAUX. J’ai entendu cela de plusieurs personnes qui ont été acheté leur argile en pharmacie, certains pharmaciens recommandent de ne pas boire l’argile et seulement l’eau. C’est absurde et comme nous l’avons vu dans l’article, contre-productif. Je ne sais pas non plus d’où vient cette idée reçue répandue chez certains pharmaciens, ce serait intéressant de creuser.

Il ne faut pas utiliser d’huiles essentielles avec les argiles, car elles sont neutralisées par les propriétés de l’argile

FAUX. Encore une fois cette croyance ne se base sur aucune étude scientifique et sur aucun principe physique ou chimique pertinent, autre que de penser que si l’argile est adsorbante elle va donc aussi garder pour elle les propriétés des huiles essentielles, sans les transmettre à la peau avec laquelle elle est en contact.

En réalité les huiles essentielles ajoutées à votre argile en usage externe vont pénétrer jusqu’aux couches profondes de votre épiderme, et avoir un effet sur la zone sur laquelle vous avez posé votre cataplasme. L’exemple type qui marche de manière encore plus impressionnante avec l’huile essentielle c’est la tendinite chronique. J’ai toujours de meilleurs résultats en ajoutant quelques gouttes d’huile essentielle de gaulthérie et d’hélichryse italienne dans mon argile montmorillonite que si je ne propose que l’application d’argile.

Cependant, l’argile seule fait déjà un beau travail anti-inflammatoir. L’ajout d’huiles essentielles n’est donc pas du tout obligatoire et doit être mûrement réfléchi. Dans vos masques visage ou capillaire il est conseillé de d’abord mélanger vos huiles essentielles à votre corps gras avant d’ajouter l’argile pour une meilleure dispersion des huiles essentielles dans votre produit final.

Les argiles peuvent être contaminées aux métaux lourds comme le plomb

VRAI. Du fait de leur pouvoir absorbant important les argiles en effet peuvent contenir des métaux lourds. Mais rassurez-vous ! Les fournisseurs d’argiles pures sont soumis à des contrôles portant sur la qualité bactériologique et la présence éventuelle de métaux lourds. En 2019 l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en France a alerté sur la présence de plomb dans certains médicaments contenant des argiles et suggéré de restreindre leur usage. Mais cela concerne des médicaments à base d’argile et non de l’argile pure qui est soumise à une autre batterie de tests.

Pour aller plus loin

Depuis que je vis en Afrique, j’ai (re)découvert la puissance de l’argile et c’est extraordinaire de laisser un médicament gratuit comme cela pour de nombreuses personnes hors de leur portée par manque de communication.

Heureusement pour eux, et malheureusement pour nous Occidentaux, les pouvoirs de l’argile sont bien connus des peuples qui pratiquent encore une médecine populaire, alors que paradoxalement les argiles sont très utilisées en France et en Europe pour les soins vétérinaires !

J’espère que je vous aurais donné envie d’explorer un peu le monde fascinant des argiles par cet article. Comment utilisez-vous les argiles, vous ?

Voici quelques références bibliographiques pour aller plus loin :

  • Jade Allègre, Les silicates d’alumine (argiles) en thérapeutique (thèse de doctorat de médecine)
  • Raymond Dextreit, L’argile qui guérit, mémento de médecine naturelle.

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